Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le Parisien le 6 Novembre 2012

7 Novembre 2012, 15:18pm

Capture d’écran 2011-12-09 à 12.27.45

La Caisse d'Epargne devant le tribunal pour publicité mensongère

En 2010, la Caisse d'Epargne Loire-Drôme-Ardèche avait été mise en examen pour «publicité mensongère», puis renvoyée en correctionnelle. La banque devrait comparaître, d'après la radio RTL, le jeudi 8 novembre devant le tribunal de Saint-Etienne (Loire).

Plusieurs clients ont en effet porté plainte contre la Caisse d'Epargne au sujet d'un produit lancé dans les années 2000 et baptisé «Doubl'O Monde».

Depuis une dizaine d'années, le dossier Doubl'O a suscité plus de 400 plaintes. La banque avait promis à ses épargnants un doublement de leur mise en six ans. Sauf que six ans plus tard, les souscripteurs avaient tout juste récupéré leur capital initial réduit des frais bancaires. « Outre les aspects déontologiques, ce qui est scandaleux, c'est que seuls les clients prenaient des risques avec ce produit alors que la Caisse, elle, prélevait de 1 à 2% de frais d'entrée et de sur les sommes collectées, c'est-à-dire qu'elle gagnait de l'argent pendant que ses clients en perdaient », s'exclame Daniel Richard, des clients dans cette procédure.

Les clients affirment donc avoir été trompés. C'est d'ailleurs la première fois que l'efficacité d'un produit d'épargne, vanté par une banque, est poursuivie au pénal. La Caisse d'Epargne soutient avoir correctement informé sa clientèle. Un astérisque renvoyait à un paragraphe écrit en petits caractères précisait « Sous réserve des conditions indiquées dans la notice COB, la Commission des opérations de bourse».

En cas de condamnation, la banque pourrait être amenée à verser de lourdes réparations. Le préjudice total atteint effectivement 6,5 millions d'euros. Après la Caisse d'Epargne Loire-Drôme-Ardèche, poursuivie devant le tribunal de Saint-Etienne, des procès similaires pourraient se multiplier avec les autres banques du groupe, présentes partout en France.


LeParisien.fr

Commenter cet article